20 mars 2013

Éco-conception web - un nouveau levier du "green IT"


J’ai récemment assisté à une journée passionnante sur l’éco-conception web, une des approches du "green IT" qui mérite d’être prise en considération lors du développement de nouvelles applications.

Personnellement, j’associais uniquement le terme de "green IT" à l’amélioration des performances énergétique des data centres et du hardware de bureau. C’est en effet le plus gros levier que nous ayons dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) pour réduire notre empreinte écologique. Les exemples en la matière sont multiples : par exemple augmenter la température de quelques degrés dans les data centres ou optimiser l’utilisation des ressources hardware à l’aide de la virtualisation, nous permet de réduire la consommation d’énergie de nos salles machines. D’autres facteurs, moins flagrants, peuvent aussi réduire notre empreinte écologique. Par exemple, en allongeant d’une ou plusieurs années la durée d’utilisation d’un serveur/PC, nous consommons moins de matières premières comme les "terres rares", qui sont non renouvelables. La construction et le recyclage de composants électroniques sont souvent plus polluants que leur utilisation. Allonger la durée d’utilisation des composants électroniques, permet aussi de développer le concept de développement durable au sein d’une entreprise, car nous touchons aux trois piliers du développement durable (écologique, économique et social).


L’éco-conception web ou applicative est un nouveau levier du "green IT" sur les technologies de l’information (TIC). L’éco-conception web vise à réduire l’empreinte écologique des applications informatiques au travers de la mise en œuvre de bonnes pratiques de développement.
Ces recommandations couvrent tous les aspects liés à la mise en place et à l’utilisation d’une application. Cela va du paramétrage du serveur au code exécuté sur l’ordinateur de l’utilisateur. Les deux maîtres mots sont : cache et compression. Il ne faut pas oublier que le code applicatif peut être aussi très gourmand. Il faut donc optimiser son code et éviter l’utilisation de composants type "boite noire", qui ne sont pas forcément programmés de façon optimale, afin de limiter la consommation de ressources hardware. Tous ces principes visent à limiter la quantité de données transférées et ainsi réduire le temps de chargement. Ces recommandations sont aussi intéressantes pour limiter la puissance serveur nécessaire et ainsi réduire le nombre de machines physiques dans les data centres.


Un premier pas en la matière peut-être la lecture de l’ouvrage "éco-conception web / les 100 bonnes pratiques". Ce dernier a été rédigé par Frédéric Bordage, un des intervenants de la journée à laquelle j’ai assisté.

Dans mes projets informatiques, j’appliquais déjà certaines de ces bonnes pratiques, principalement à des fins de performance et pour des raisons économiques. Je vais maintenant les généraliser à tous mes projets, pour limiter l’empreinte des TIC sur l’environnement.

15 mars 2013

Arrêt de Google Reader – la fin du RSS?

Depuis 2005, quotidiennement, je lis quelques dizaines de flux d’actualité au travers de Google Reader. En découvrant l’annonce de Google [1], je me suis demandé si c’était la fin du RSS (Rich Site Summary, souvent aussi appelé Really Simple Syndication). Pour moi, contrairement à Twitter qui nous limite à 140 caractères pour publier un message et/ou un lien, RSS est le format idéal pour la diffusion de l’actualité. En effet, dans un flux RSS nous retrouvons une collection d’articles composés d’un titre, d’un résumé et d’un lien.

Arrêt de Google Reader

En utilisant Google Reader, je pouvais parcourir (sur mon mobile, ma tablette ou mon PC) rapidement des dizaines d’actualités par jour. Je partageais avec vous les plus intéressantes directement sur Google Reader, avant qu’il remplace cette fonction par Google+1. Depuis octobre 2011, j’ai intensifié mon utilisation de Twitter, pour continuer à partager avec vous le meilleur de ce flot d’actualité. De temps à autre je reprenais un article pour alimenter mes propos sur ce blog.


Je suis bien conscient que les flux RSS sont un truc de geek. Quand je parle de RSS à mon entourage, personne ne sait ce que c’est ou à quoi ça sert, alors que presque tout le monde connait Twitter (1’447'287 de tweets lors des NRJ Music Awards 2013 sur TF1 [2]).

Si j’analyse les logs de sites que je gère, les flux RSS n’amène que de 0.01 à 0.02% du trafic, alors que les moteurs de recherches génèrent entre 40 et 70% du trafic. Twitter, quant à lui, draine déjà de 0.03 à 0.5% du trafic et Facebook prêt de 1%.


En conclusion, le RSS est mort et seul les geeks devront trouver un nouvel outil pour continuer à lire l’actualité du web et alimenter leur blog.
Pour vous tenir informer, je continuerai à tweeter en partageant avec vous mes passions et mon savoir.


[1] Google Reader Blog, Alan Green, Powering Down Google Reader, http://googlereader.blogspot.ch/2013/03/powering-down-google-reader.html, publié le 13 mars 2013, consulté le 14 mars 2013
[2] Le Huffpost, Lauren Provost, Les NRJ Music Awards battent un record sur Twitter, http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/29/nrj-music-awards-twitter_n_2572931.html, publié le 29 janvier 2013, consulté le 14 mars 2013

13 mars 2013

Les nouveaux risques des entreprises au 21ème siècle


Couverture du livre : Les nouveaux risques des entreprises au 21ème siècle
La Chambre de commerce et d'industrie de région Paris Ile-de-France a sorti de presse début mars un son dixième ouvrage intitulé "Les nouveaux risques des entreprises au 21ème siècle" [1] dans sa collection les "Cahiers de Friedland".

S’inscrire dans une logique de risque ne s’impose pas aujourd’hui avec évidence alors que notre économie est encore en situation de crise. Pourtant, l’expérience de nombre d’entreprises montre que c’est la seule approche possible pour autant que celles-ci identifient et valorisent le rapport coût/efficacité de ces risques et autant qu’elles cartographient bien les risques qui sont au cœur de leur activité ("core business"). 
Et si le risque est inhérent à l’entreprise, il convient, néanmoins, de distinguer entre les risques évitables – le plus souvent internes –, les risques liés à la stratégie et les risques inévitables – le plus souvent externes –. Ce numéro s’emploie justement à cartographier certains risques nouveaux et/ou majeurs.  
Enfin, il existe de nombreux outils en même temps que de nombreuses compétences au sein comme en dehors de l’entreprise pour réduire l’incertitude et prévenir certains risques. Le principe de précaution est loin d’être de ceux-là!

Dans ce cahier de Friedland, je réponds à une série de questions liées aux risques que peut présenter le cloud computing. Tout comme sur ce blog, je confirme que d’un point de vue technique, le cloud est devenu une solution sûre.
Je précise dans mon article  (page 69 et suivantes)  que, même si les risques existent, pour une majorité de TPE (très petites entreprises) et de PME (petites et moyennes entreprises), ne pas héberger son système d’information dans le cloud peut, au contraire, être un risque majeur. En effet, ces dernières mettent rarement en place des procédures pour garantir la confidentialité des données et des processus pour assurer la sécurité et la sauvegarde de leurs données.
Je tiens à rappeler qu’avant de migrer son système d’information dans le cloud, il ne faut pas négliger de se faire aider par une société de conseil!

[1] CCIP, Les cahiers de Friedland, N° 10 Les nouveaux risques des entreprises au 21ème siècle, http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/publication/184-nouveaux-risques-entreprises-21eme-siecle, ISBN : 978-2-85504-539-9, mars 2013