20 juin 2012

Cloud storage - Sécurité et confidentialité des données

Cloud storage folder
J’ai récemment été interviewé par le journal TOUT COMPTE FAIT parut le 13 juin 2012 [1]. Dans son article l’auteur Marie Tschumi présente des solutions de cloud storage (concept qui consiste à stocker/sauver ses données chez un tiers dans le cloud) comme : Cloud Drive d’Amazon, Dropbox, Google Drive, iCloud d’Apple et SkyDrive de Microsoft. Personnellement, j’ai été consulté en tant qu’expert du cloud, principalement pour parler des dangers et pour faire des recommandations afin d’éviter ces derniers.

Pour continuer dans la même lignée, j’aimerai insister sur certains points :
D’un point de vu technique, le Cloud est plus sûr que votre ordinateur ou que tout autre support de stockage que vous pouvez posséder chez vous ou au sein de votre entreprise. En stockant vos données dans le Cloud, vous vous protégez contre le vol physique de vos données. Vous vous prémunissez aussi contre toute autre dégradation physique du support de stockage de vos données comme la destruction par le feu, l’eau ou simplement la casse.
Du point de vue de la confidentialité, le Cloud peut sembler moins sûr que votre ordinateur. En effet, vous ne savez pas où sont physiquement stockées vos données, vous ne savez pas qui y a accès et quelles sont les lois en matière de protection des données dans le pays qui les héberge. Ce risque est à relativiser, car nous échangeons tous les jours des données personnelles au travers de service de messagerie comme Gmail, Yahoo, Hotmail ou autres, nous publions nos photos les plus intimes sur Facebook et nous complétons régulièrement avec des données personnelles des formulaires en ligne sans nous soucier de ce problème de confidentialité. Donc ce degré de risque est similaire à celui que nous acceptons déjà au quotidien.

Pour moi, la première sécurité consiste à choisir les données que l’on veut stocker sur le Cloud, en fonction de leur degré de confidentialité, (par exemple : stocker uniquement ses photos sur le Cloud). La deuxième consiste à encrypter vos données sensibles sur votre ordinateur, avant de les transférer dans le Cloud. Comme troisième point de sécurité, vous devez toujours conserver une copie de vos données, soit sur votre ordinateur, soit chez un autre prestataire de service Cloud. Finalement, je tiens à souligner, que ces solutions sont principalement destinées au grand public et elles ne répondent pas forcément aux besoins et aux attentes des PME et autres entreprises. Pour ces dernières, il existe d’autres solutions, souvent plus couteuses, mais plus adaptées surtout d’un point de vue de la confidentialité.

Personnellement, j’utilise Dropbox, Google Drive, et SkyDrive de Microsoft aussi bien à des fins personnelles que professionnelles. Quel que soit l’usage, je ne stocke pas forcément tous mes documents. Vous devez vous fixer des règles quant à l'utilisation de ces solutions.
Quels sont vos expériences en la matière ?


[1] Marie Tschumi, TOUT COMPTE FAIT, Surfer dans les nuages, page 27, N°6 – 7, 13 juin 2012
http://toutcomptefait.ch/content_by_theme.php?id=915667 lien direct sur l’article, accès restreint aux abonnés du journal TOUT COMPTE FAIT

18 janvier 2012

Définition du concept de cloud computing


Le cloud computing, terme marketing à la mode dans le monde informatique, répond à une définition de plus en plus précise. Depuis le 8ème symposium de la HEG "La gestion par le cloud - Mode d'emploi pour entreprises et administrations" en novembre 2011 et afin de répondre aux questions de plusieurs journalistes, j’ai été amené à affiner ma définition précédente (http://maslintchoonthecloud.blogspot.com/2009/12/la-pyramide-du-cloud-computing.html) du cloud computing.

C’est un service scalable et élastique, accessible par internet, pour lequel l’utilisateur ne paie que ce qu’il consomme. Il existe trois grandes catégories de service: Infrastructure as a Service (IaaS), Platform as a Service (PaaS) et Software as a Service (SaaS). Finalement en fonction du degré de partage de l’infrastructure technique nous parlons de cloud privé lorsque l’infrastructure est dédiée à un client. Nous appelons cloud communautaire, le fait que les machines soient partagées entre plusieurs utilisateurs qui ont un intérêt commun (par exemple: des hôpitaux, une association professionnelle, etc.). Nous parlons de cloud public quand l’infrastructure est partagée entre plusieurs clients cherchant un service de qualité, économique, sans se soucier d’où se trouvent les machines et qui sont colocataires. Finalement, nous pouvons dire que le cloud hybrid permet à un client de bénéficier des avantages des clouds dits privés et publics.

16 janvier 2012

Google: "Search, plus Your World"! – mon point de vue


Récemment, j’ai lu l’article de Google [1] qui annonce que les résultats des recherches de son fameux moteur de recherche vont maintenant contenir vos propres contenus, ainsi que ceux des personnes que vous connaissez et des éléments qu’ils ont partagés avec vous.

Cet article m’a rappelé une discussion avec des collègues, il y a environ deux ans. Certains d’entre eux avaient émis l’hypothèse que dans quelques années Facebook deviendrait le moteur de recherche le plus populaire. Il nous offrirait un contenu plus personnalisé. De plus, en sachant qu’un de nos "amis" a déjà apprécié une page, cela pourrait être un gage de qualité. Deux ans plus tard je n’utilise toujours pas Facebook comme moteur de recherche et je doute que quelqu’un le fasse.

Maintenant que Google va utiliser son réseau social pour nous proposer des liens sensés être encore plus "intéressants", je me pose plusieurs questions. Ci-après ma réflexion à chaud sur la qualité des résultats de recherche que nous allons bientôt avoir sur Google.

N’allons-nous pas réduire l’étendue de notre champ de recherche? Personnellement, ce que j’apprécie quand j’utilise un moteur de recherche, c’est de découvrir des nouveautés! Si je retrouve le contenu des messages que je viens de lire sur mon réseau social, je ne suis pas convaincu que je vais apprendre quelque chose de nouveau. Toutefois avoir l’avis de mes amis peut-être un avantage, car je connais leurs goûts. D’un autre côté, je me demande si poster un message sur mon réseau social favori ne peut pas m’apporter des résultats plus intéressants et originaux que ceux trouvés au travers d’un moteur de recherche. En effet, nous n’en sommes pas encore au stade où nous racontons et partageons nos expériences en temps réel sur notre réseau social favori. De plus ce dernier n’est pas forcément celui de Google.
Pour continuer cette réflexion, je me demande si en fonction des passions de mes amis, je ne vais pas avoir des résultats totalement inappropriés et hors contexte? L’auteur de l’article de Google [1] illustre ses propos en citant le mot "chikoo". Le chikoo est le fruit du sapotillier. C’est aussi le nom du chien de l’auteur de l’article [1]. Lorsqu’il recherche le terme "chikoo" sur Google, il obtient alors des informations sur le fruit, mais aussi des liens sur les photos de son chien.
Personnellement je n’ai pas forcément envie de voir les photos des animaux, des proches, etc. de tous mes amis en permanence lors de mes recherches. Je me demande donc si nous pourrons utiliser le mécanisme de cercles offert par Google+ pour filtrer les recherches?

Je n’ai évidement pas de réponses à toutes ces questions et Google n’entre pas assez dans le détail dans son article [1]. J’attends donc de pouvoir tester cette nouvelle fonctionnalité, et je pense que je devrais patient car mes "amis" ne sont pas encore sur Google+.


Qu’en pensez-vous?


[1] Official Google Blog, Search, plus Your World, http://googleblog.blogspot.com/2012/01/search-plus-your-world.html, publié le 10 janvier 2012, consulté en ligne le 11 janvier 2012

15 janvier 2012

2012! L'année du mobile!


En 2012 le cloud est partout [1] et c’est lui qui fait fonctionner toutes nos applications mobiles [2].

Depuis fin 2011 le nombre de smartphones dépasse le nombre des ordinateurs individuels (PC). Ce changement engendre une transformation radicale dans la façon dont nous accédons et nous partageons l'information. Les appareils mobiles sont maintenant suffisamment puissants et sophistiqués pour permettre aux utilisateurs de gérer leur entreprise, d’accéder à leurs dossiers, de rester informés depuis n'importe où et en tout temps.

Cette année de plus en plus d’employés seront des collaborateurs mobiles. Mis à part quelques exceptions, la plupart des pays verront le nombre de ces derniers croitre [3].

Sans aucune aide gouvernementale coordonnée, les compagnies de télécommunication de la planète ont facilité la création d’un nouveau marché gigantesque, à échelle mondiale. Ce marché est celui de la débrouillardise et il est surnommé «système D» par l'auteur Robert Neuwirth. Il est estimé à mille milliards de dollars [4].

Depuis la publication de l’article "le web est mort" en août 2010, dans le magasine Wired [5], un débat fait rage entre les partisans des apps et les partisans du web "mobile" comme le rapporte Mathew Ingram dans son article [6]. Cela peut sembler comme un grand et nouveau monde si vous êtes un développeur d'applications - ou si vous êtes un acteur majeur de l'économie des Apps à la manière dont Apple et les fournisseurs de plateforme tels que Facebook et Google le sont. Les Apps sont utiles car elles vous permettent de contrôler l'expérience que vos utilisateurs ont jusque dans les moindres détails. … Toutefois "Si je ne peux pas faire de liens dans et hors de ce monde, il ne peut pas remplacer le web".

Personnellement, je pense que 2012 sera l’année du mobile et le cloud sera le moteur invisible de cette révolution.


[1] GigaOm - Barb Darrow, The secret behind all those shiny CES gadgets? Cloud computing, http://gigaom.com/cloud/the-secret-behind-all-those-shiny-ces-gadgets-cloud-computing/, publié le 09/01/2012, consulté en ligne le 10/01/2012
[2] GigaOm - Kevin Fitchard, Siri: Enabler of more data consumption, not the root cause, http://gigaom.com/apple/siri-enabler-of-more-data-consumption-not-the-root-cause/, publié le 09/01/2012, consulté en ligne le 10/01/2012
[3] L'Atelier BNP Paribas, Employees Becoming More and More Mobile, http://www.atelier.net/node/400445, publié le 12/01/2012, consulté en ligne le 13/01/2012
[4] Forbes, Elise Ackerman, The $10 Trillion Economy Mobile Built, http://www.forbes.com/sites/eliseackerman/2012/01/12/the-10-trillion-economy-mobile-built/, publié le 12/01/2012, consulté en ligne le 13/01/2012
[5] Wired, Chris Anderson et Michael Wolff, The Web Is Dead. Long Live the Internet, http://www.wired.com/magazine/2010/08/ff_webrip/all/1, publié le 17/08/2010, consulté en ligne le 15/09/2010
[6] GigaOm, Mathew Ingram, Apps vs. the web: Are they enemies or allies?, http://gigaom.com/2011/12/14/apps-vs-the-web-are-they-enemies-or-allies/, publié le 14/12/2011, consulté en ligne le 15/12/2011